Michel Bussi à l’heure italienne

"Ne lâche pas ma main" en italien

Trois romans de Michel Bussi ont déjà paru en Italie, le quatrième sort en  septembre et le cinquième est programmé pour 2018… Sandro Ferri a bien voulu nous raconter son coup de cœur d’éditeur !

La maison d’édition Edizioni E/O a été fondée à Rome en 1979 par Sandro Ferri, agrégé de philosophie, et sa femme Sandra Ozzola, chercheur en littérature russe. C’est la traduction de L’Empire éclaté d’Hélène Carrère d’Encausse qui préside à la naissance de leur maison. A la littérature des pays de l’Est, domaine de publication privilégié à cette époque, se sont ajoutées d’autres littératures. Le nom même de la maison E/O signifie cette ouverture.

En savoir plus sur la maison d’édition

Qu’est-ce qui fait que vous avez voulu publier en un temps record autant de romans de Michel Bussi ?

Quand j’ai découvert les romans de Michel Bussi, je les ai lus l’un après l’autre en très peu de temps, je les ai dévorés. J’ai été frappé par le fait que, contrairement à ce qui arrive souvent avec d’autres auteurs, ses romans étaient tous du même niveau, et de très haute qualité. Sans hésiter, j’ai donc voulu investir sur toute sa production littéraire, pour pouvoir les publier rapidement les uns après les autres, en Italie et aux Etats-Unis.

Quelles sont pour vous ses particularités ?

Je crois qu’une particularité importante des livres de Michel Bussi est justement d’avoir plusieurs particularités. Certainement sa capacité unique à inventer des trames qui surprennent continuellement le lecteur. C’est un régal d’être toujours sollicité intellectuellement pendant sa lecture par les inventions, les coups de théâtre, les manipulations de l’auteur. J’aime aussi sa capacité à construire des personnages psychologiquement complexes, avec  un passé mystérieux et surprenant. Une autre particularité que j’aime dans ses romans est la description de paysages et de milieux sociaux et géographiques très divers.  

Dans les romans de  Michel Bussi, la société française, notamment dans son histoire sociale, est présente – sans que ce soit le sujet central du livre. Est-ce une dimension qui  est importante à votre sens ?

Oui, bien sûr. Les lecteurs d’autres pays, du moins une bonne partie d’entre eux, sont curieux de connaître la France, d’approfondir leur connaissance de différents aspects de la société française.

Michel Bussi a-t-il une place particulière dans votre catalogue ?

Nous avons un catalogue qui mêle les romans noirs et la littérature. Nous évitons de présenter nos livres en les enfermant dans des catégories qui souvent sont trop contraignantes et ne leur rendent pas justice. En ce sens, les romans de Michel Bussi sont vraiment à leur place dans notre catalogue. Ils s’adressent à des lecteurs de thrillers ou de polars, mais ils plaisent aussi à ceux qui apprécient la profondeur psychologique, des personnages intéressants, les voyages, une vision de la famille et de la société contemporaine.

Notre but a toujours été de publier des livres qui allient la qualité littéraire au plaisir de la lecture. Les romans de Michel Bussi sont parfaits pour atteindre ce but.