J'ai dû rêver trop fort : écoutez le podcast de Michel Bussi

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Michel Bussi est de retour en librairie avec J’ai dû rêver trop fort, son dixième roman publié aux Presses de la Cité. L’occasion pour l’auteur de se raconter au micro du podcast Des livres et moi.

Il sait allier l’émotion et le suspense et maîtrise comme personne l’art du twist final. Michel Bussi publie un nouveau roman, J’ai dû rêver trop fort aux Presses de la Cité, qui se déploie sur vingt ans et vagabonde d’un continent à l’autre. L’intrigue est complexe, tout juste osons-nous révéler que le destin et la passion en sont les moteurs principaux. Invité au micro du podcast Des livres et moi, Michel Bussi s’est laissé aller à quelques confidences sur son rapport au métier d’écrivain, concédant volontiers que cette passion pouvait être dévorante :



"Quand on est écrivain dans sa tête depuis l’âge de sept ans et qu’un jour on a la chance de pouvoir ne faire plus que ça, on devient complètement obsessionnel. Le seul truc qui compte c’est d’écrire, de faire sortir les histoires. (…) Il y a ce côté un peu paradoxal de l’écrivain qui fait que lorsqu’il publie un livre, que ce livre se met à se vendre énormément, la tentation n’est pas de vider son compte en banque et d’aller passer une année au soleil, c’est plutôt de se remettre devant son ordinateur et de manger un sandwich le midi pour s’arrêter le moins de temps possible. Il y a une espèce d’addiction à l’écriture qui fait que l’argent devient accessoire. Je ne vais pas dire que c’est pas agréable de ne pas avoir à compter. Quand on voit son nom dans le top des écrivains et au milieu des idoles qu’on a adoré lire, évidemment que c’est ça le plus important. Je ne pense pas qu’un seul écrivain se mette à écrire en se disant que c’est la meilleure façon pour lui de devenir millionnaire".



"Très vite je me demande quel va être le titre"

Ses lecteurs le savent bien, Michel Bussi aime la chanson du répertoire français et nombre de ses romans leur empruntent leur titre. On la trouvait plutôt jolie est ainsi une référence à Lily de Pierre Perret, tandis que Maman a tort est le titre éponyme d’une chanson de Mylène Farmer. J’ai dû rêver trop fort n’échappe pas à la règle puisque ces paroles sont extraites de Vertige de l’amour, tube d’Alain Bashung sorti en 1981 :

"J’ai l’idée d’abord, le canevas de l’histoire. Et très vite je me demande quel va être le titre. Soit ça vient tout de suite soit ça ne vient pas. Pour les trois derniers romans j’ai eu de la chance, c’est arrivé très vite. Là, je me suis dit c’est ‘J’ai dû rêver trop fort’. Ce que j’ai beaucoup aimé en fait, c’est la phrase entière : ‘J’ai crevé l’oreiller, j’ai dû rêver trop fort’. Je trouve ça magnifique. Dans les chansons il y a parfois comme ça des petites pépites. Dans cette phrase de Bashung, il y a une image, de la poésie, c’est magnifique".



Écoutez le podcast de Michel Bussi

 





UN PODCAST PRODUIT ET RÉALISÉ PAR VINCENT MALONE POUR LE POSTE GÉNÉRAL EN ACCORD AVEC LES ÉDITIONS DES PRESSES DE LA CITÉ MUSIQUES UNIVERSAL D.R. PHOTO RM. BUSSI @LEEMAGE OPALE